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Être un growth hacker, ça veut dire quoi ?

Carrière |  15 mai 2018

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Le terme signifie littéralement « piratage de croissance »: il vise à générer de la croissance rapide voire exponentielle pour une entreprise, nous explique la spécialiste SEO de la firme My Little Big Web.

On constate, depuis plusieurs années maintenant, que beaucoup d’entreprises recherchent des profils de growth hacker. Le terme est effectivement très répandu chez les recruteurs à travers tous les domaines d’activités associés de près ou de loin au web.

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Le concept est importé des Etats-Unis, comme la majorité des termes de marketing digital. C’est en 2010 que Sean Ellis, le fondateur de growthhackers.com, invente le terme de « growth hacker » pour définir son profil. Voyons de quoi il s’agit concrètement.

L’art du « growth hacking »

Insatisfait des titres des postes qu’on pouvait lui donner, Sean Ellis a inventé un nouveau type de profil, celui du growth hacker, qui englobe davantage, selon lui, ses différentes missions.

Le growth hacker est celui ou celle qui maitrise l’art du growth hacking. Le terme signifie littéralement « piratage de croissance ». Il s’agit d’une activité qui vise à générer de la croissance rapide voire exponentielle pour une entreprise, qu’elle soit très jeune ou plus ancienne, notamment grâce à des méthodes de marketing digital stratégiques. Les missions du growth hacker sont basées sur le concept d’AARRR soit l’acquisition, l’activation, la rétention, les revenus et le « referral ». Concrètement, c’est un concept qui permet de mesurer l’évolution de la croissance d’une entreprise.

Acquisition

On parle ici de l’acquisition de trafic sur un site web. L’objectif du growth hacker est de déterminer quel canal d’acquisition de trafic est le plus performant pour l’entreprise, grâce à plusieurs tests et expériences. Il pourra ainsi trouver le meilleur moyen d’acquérir des clients potentiels et générer de la croissance.

Activation

L’activation suit directement l’acquisition. Une fois l’internaute arrivé sur le site internet, l’étape de l’activation correspond à l’objectif de maintenir son intérêt pour le contenu du site web assez longtemps pour qu’il passe à l’action (achat, inscription à une infolettre…). Le growth hacker se doit de trouver les moyens pour remplir cet objectif.

Rétention

Un des objectifs du growth hacker est également de fidéliser les clients acquis. Ainsi, pour s’assurer que les clients reviennent consommer les produits ou services de l’entreprise, il déniche les meilleurs moyens de fidéliser les clients, avec une offre spéciale ou une récompense d’achat par exemple.

Revenus

Le growth hacker s’assure avant tout que l’activité de l’entreprise sur le web lui soit rentable. Il s’assure, en effet, que le trafic génère des conversions qui sont profitables à l’entreprise, sur le court ou long terme.

Referral

L’étape finale est celle du « referral » soit le « référent ». Le growth hacker prend ainsi en compte l’opinion et la satisfaction des internautes qu’il arrive à convertir, dans le but d’en faire des ambassadeurs de marque par la suite. Cela peut se traduire par le partage d’un avis positif en ligne ou, plus rarement, de la promotion de la marque sur les réseaux sociaux du client satisfait par exemple. En d’autres mots, le growth hacker s’assure de satisfaire les clients de l’entreprise pour qu’ils en parlent en bien et contribuent à construire une image de marque puissante et positive, toujours dans l’optique de générer plus de croissance.

Quelques exemples d’entreprises ayant fait appel au « growth hacking »

Dans cette tendance de growth hacking, Youtube a décidé de permettre à ses utilisateurs de partager leurs vidéos eux-mêmes sur différentes plateformes telles que les réseaux sociaux ou les blogues grâce à la fonction « embed ». Cette pratique, qui s’inscrit dans l’étape de « refferal » du growth hacking, a permis à ce réseau social de partage de vidéos de décupler son trafic en très peu de temps.

Une autre entreprise ayant eu recours au growth hacking et ayant connu une croissance incroyable au cours des dernières années est Airbnb. Croyez-le ou non mais cette plateforme de location de logements chez l’habitant a rencontré des difficultés de croissance à son lancement en 2008. En effet, les fondateurs peinaient à acquérir du trafic et à se faire connaitre. Un jour, ils ont eu la brillante idée de poster leurs annonces de logement sur Craiglist (un équivalent américain de Kijiji). Leur trafic et leurs conversions s’en sont vus croitre très rapidement. Il s’agit pour cet exemple d’une méthode de growth hacking d’acquisition.

Twitter a également eu recours au concept de growth hacking et plus précisément à l’étape de la rétention. Les gérants du réseau social ont constaté que de nombreux internautes n’utilisaient pas leur compte dans les quelques semaines qui suivaient sa création. Autre constat, ceux-ci ne suivaient pas plus de 20 personnes en moyenne. Pour remédier à ce grand nombre de comptes inactifs, Twitter a eu l’idée de proposer une liste de personnes à suivre dès l’inscription au réseau social. Cette idée, bien que très simple en soit, a réduit considérablement le nombre de comptes inactifs. Cet exemple peut s’inscrire dans l’étape de rétention du growth hacking.

Le « growth hacker » : un profil atypique

Sachant que le domaine des TIC est en pleine expansion et en manque de main d’œuvre, il serait peut-être judicieux de considérer le growth hacking. Voici donc les compétences le plus souvent requises pour un poste de growth hacker :

  • Une formation ou de l’expérience en marketing digital et stratégique ou/et en informatique.
  • Une expertise en SEO, en marketing web, en psychologie sociale, en expérience utilisateur, en marketing des réseaux sociaux, en automation marketing etc…
  • Des connaissances en analyse de données.

Enfin, voici les qualités le plus souvent recherchées pour un poste de growth hacker :

  • L’autonomie : la capacité à réfléchir et prendre des décisions seul(e) est importante pour un growth hacker.
  • Etre autodidacte : il n’y a pas de formation à proprement parler pour devenir growth hacker. Cela implique d’apprendre par soi-même en ligne ou grâce à des expériences riches en apprentissages.
  • La réactivité : le but du growth hacker est de générer de la croissance rapidement, il est donc essentiel d’être réactif et de rebondir sur les événements, positifs ou négatifs, de manière efficace.
  • L’esprit de compétition : implicitement, le concept de growth hacking est basé sur l’idée de toujours vouloir faire mieux que ses concurrents. L’esprit de compétition est donc un véritable atout.
  • La créativité : cette qualité est une nécessité pour toujours trouver des solutions aux problèmes rencontrés ou pour améliorer les choses qui peuvent l’être.
  • La remise en question : indispensable pour avancer, la remise en question est très importante pour un growth hacker. Il doit accepter l’échec et la critique pour proposer la meilleure solution au problème par la suite.

Le growth hacker est un profil de plus en plus recherché par les agences de marketing web. Si l’on devait résumer le profil d’un growth hacker en une phrase, il s’agirait d’une personnalité compétitive et créative qui sait trouver les bonnes idées pour générer de la croissance à une entreprise. Le mot clé ici est « l’idée ». Au final, ce qui est attendu d’un growth hacker c’est d’avoir assez de réflexion et de créativité pour avoir L’idée qui changera l’avenir de l’entreprise. Un pari ambitieux mais possible ! La preuve avec les exemples cités ultérieurement.

Eugénie Delhaye est spécialiste SEO – Publicité et Développement Web à la firme montréalaise My Little Big Web.

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